Les maladies respiratoires en question

SAS : Le Syndrome d'Apnées du Sommeil est une pathologie du sommeil provoquant des diminutions ou des arrêts du flux respiratoire.

    Les causes sont diverses mais le plus souvent de natures obstructives. On parle alors de Syndrome d'Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS). Plus rarement, il peut s’agir de Syndrome d’apnées Centrales du Sommeil (SACS).


    Le SAS se traduit par des pauses respiratoires répétées au cours du sommeil (plus de 10 par heure de sommeil et durant plus de 10 secondes chez l'adulte), entraînant une asphyxie avec un fractionnement et une perturbation de la qualité du sommeil, une diminution du taux d’oxygène dans le sang et souvent un réveil du sujet avec, pour conséquence, une somnolence diurne plus ou moins importante, un impact important sur la vie professionnelle et sociale et un risque de complications cardiovasculaires.

    La fréquence dans la population est estimée entre 0.5 et 5%. Ce chiffre s'élèverait à 45% chez les personnes souffrant d'hypertension.

    BPCO : La BronchoPneumopathie Chronique Obstructive est une affection grave de la fonction respiratoire.

    Entre 2 et 4 millions de français sont concernés à des degrés divers. 15000 meurent chaque année de cette "inconnue meurtrière", ainsi désignée par la SPLF en 2001. La BPCO est jugée particulièrement insidieuse. Elle est le plus souvent en rapport avec l’histoire tabagique du sujet.

IRC : L'insuffisance Respiratoire Chronique se définit par l'incapacité de l'appareil respiratoire à assurer les échanges gazeux (oxygène, gaz carbonique) entre l'organisme et l'extérieur.

    L'IRC constitue une complication grave et fréquente de la bronchite chronique et de l'emphysème.
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Le Réentraînement à l’exercice / La réhabilitation respiratoire

    Le réentraînement à l'exercice, dans le cadre de maladies respiratoires chroniques est un protocole qui vise à augmenter les capacités physiques globales à fonction respiratoire égale.
    La réhabilitation respiratoire constitue un programme pédagogique mis en place par le professionnel de santé et associe le réentrainement à l’exercice, l’enseignement thérapeutique du patient et un accompagnement psycho-social.
    Le réentraînement à l'exercice n'est efficace, dans le long terme, que dans la mesure où le malade est résolu à maintenir une activité physique régulière après la phase d'accompagnement et de suivi du programme...C’est la place et le rôle de l’éducation thérapeutique.
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Le concept d’Education Thérapeutique du Patient (ETP)

Pourquoi "éduquer" le patient ?

    Parce qu'en termes de maladies chroniques, moins de 50 % des patients suivent leur traitement sur la base exacte des prescriptions…

    Parce que ce chiffre se traduit dans les faits par une altération importante de la qualité de vie et du capital santé du patient…

    Parce que ce chiffre se traduit dans les faits par un coût important en temps passé et influe sur la motivation des professionnels impliqués dans le suivi…

    Parce que ce chiffre se traduit dans les faits par une augmentation très significative des dépenses de santé pour la collectivité, notamment en raison des hospitalisations et des complications.

    A l'origine d'un tel comportement des malades, de multiples raisons qui relèvent aussi bien du psychologique, que du cognitif, du motivationnel, du thérapeutique ou de l'organisationnel.

    L'ETP, centrée sur le patient et non sur la maladie elle-même, vise à améliorer les compétences du patient à gérer sa vie avec la maladie, en tenant compte de sa réalité. L'Education Thérapeutique du Patient s'inscrit donc dans le parcours de soins du patient, grâce à l'accompagnement des professionnels.
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